Cinq ans, cinq ans de trop !

Cinq ans de trop. Voilà cinq ans qu’Ingrid Bétancourt – candidate écologiste à la présidentielle colombienne de 2002 – est l’otage des Forces Armées révolutionnaires colombiennes (FARC), avec quelques signes de vie certes, mais au bout du compte assez peu tangibles.

Cinq ans de trop en effet, qu’Ingrid Bétancourt est l’otage d’un conflit pour lequel elle n’y est pour rien, le conflit entre la guérilla marxiste menée par les FARC et le gouvernement actuel. Sa longue détention n’est que la conséquence d’une politique de fermeté aveugle et aléatoire menée par l’actuel président Alvaro Uribe, conservateur et proche du président des Etats-Unis, George Walker Bush. L’intragiseance des FARC mais aussi du président colombien reforce toujours un peu plus le danger et hypothèque ainsi toute possibilité de sortie et de libération des otages.

La France, de par sa diplomatie, a une énorme carte à jouer dans la libération d’Ingrid Bétancourt et de sa directrice de campagne, Clara Rojas. Néanmoins, nous ne pouvons que déplorer le peu de résultats obtenus par le ministre des Affaires Etrangères, Philippe Douste-Blazy, raison sans doute pour laquelle la famille d’Ingrid Bétancourt a refusé de le rencontrer.

En ces temps de campagne présidentielle, il est temps de passer à l’action afin qu’Ingrid Bétancourt, mais également tous les otages, sorte le plus vite possible de cet enfer, ce qui suppose des engagements forts et concrets. A ce titre, Ségolène Royal s’est solennellement engagée – signant le manifeste pour sa libération – à :

1. mettre en place tous les moyens diplomatiques et légaux pour aboutir à la libération d’Ingrid Bétancourt


2. Exiger auprès des FARC des preuves de vie d’Ingrid Bétancourt (aucune preuve de vie depuis mai 2003)


3. Tout mettre en oeuvre pour que la mobilisation internationale ne se limite pas à la France, l’Espagne et la Suisse. Avec la mobilisation de l’Union Européenne, de l’ONU, des pays d’Amérique latine et des Etats-Unis, la libération d’Ingrid Bétancourt doit être une priorité internationale.


4. Tenir une fois par trimestre une conférence de presse pour informer nos compartriotes de l’avancée des travaux en vue de la libération d’Ingrid Bétancourt


5. Oeuvrer pour la création d’un observatoire international de la prise d’otage sous l’égide de l’ONU pour travailler à la libération des otages dans le monde dont 80% se trouve en Colombie.

Pour qu’Ingrid n’entre pas dans l’oubli, il est temps d’agir. Aussi, nous avons mis en lien (cf : rubrique : « Liens ») deux sites de soutien à l’ancienne candidate écologiste à la présidentielle colombienne de 2002. Ils resteront en permanence jusqu’à la libération d’Ingrid et de Clara. C’est une façon pour nous – bien que modeste – d’afficher notre soutien et notre solidarité.

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